Bilan et nouvelle année

Noël s’approche et le premier de l’an aussi !! Le 1er de l’an c’est le temps des visites de famille, des câlins de bonne année, de la dinde et…. des bilans financier de l’année !
Je vous invite donc à récupérer  a nouvelle version de mon calculateur avec les chiffres (taux d’imposition et autres) de 2020 et à faire votre bilan.

Avez vous été un bon épargnant cette année ?
Avez vous respecté votre objectif défini au début de l’année ?
Est-ce que vous allez vous péter les bretelles parce que vous en avez mis plus que prévu ou au contraire allez-vous essayer de vous trouver des excuses car vous n’avez pas atteint vos objectifs d’épargne ?

Le calculateur que j’ai créé est vraiment le fun mais une fois qu’on a rentré toutes nos informations et qu’on a joué avec nos chiffres pour faire différentes simulations, il n’y a plus grand chose à faire qu’à attendre, épargner et voir nos économies grimper tranquillement (enfin en espérant qu’elles grimpent au lieu de dégringoler :P).

Personnellement, je me force à ne définir les données d’entrée dans mon fichier qu’une seule fois par année, le premier janvier (ou en tout cas en début d’année). Ça me permet de garder une trace des valeurs prévisionnels et donc de pouvoir voir le « score » de mon année complète.

Pour le moment j’ai eu de la « chance » parce que ça va faire deux fois que je fais mon exercice de début d’année et ça fait deux fois que mon solde est plus élevé que prévu !

L’année passée au tout début de 2019, la bourse faisait triste mine et les rendements de l’année était plutôt dans le négatif mais, oh miracle, nous avions quand même réussi à dépasser (très légèrement) notre objectif de l’année. Comment ? Tout simplement parce que j’avais mal évalué mon épargne et que j’ai épargné pas mal plus que prévu. Mon chum, quant à lui a fait pile ce qu’il avait dit qu’il allait faire. Il faut préciser aussi que ce genre de retournement de situation ne peut se faire que si le montant de l’épargne en bourse n’est pas si grosse que cela sinon, l’impact du mauvais rendement aurait été plus grand.

Cette année c’est un excellent rendement de la bourse qui nous aura permis de dépasser notre objectif 2019, malgré une épargne un peu en dessous de notre prévision.Les raisons : l’achat de billets d’avions pour l’Europe pour l’été 2020 qui n’était financièrement planifié qu’en 2020 (mais méchant bon deal de s’y prendre autant d’avance !!) et l’achat d’un vélo très cher par mon chum (il s’est gâté mais bon, ça remplace la 2e voiture que nous n’avons pas donc je lui pardonne).

Je trouve que le fait d’avoir un outil comme le mien est très motivant pour épargner. Vous pouvez voir immédiatement les conséquences de vos variations d’épargne sur le long terme et c’est parfois énorme ! De plus, si vous avez un objectif de retraite anticipé, cela vous permet de rester « on track » sur votre projet et de confirmer la faisabilité de cet objectif ambitieux.

Alors voici comment procéder pour renouveler vos chiffres tout en gardant l’historique de votre parcours vers la retraite :

  • récupérer la nouvelle version de mon fichier avec les chiffres de 2020 (sans écraser votre ancien fichier rempli)
  • Renseigner toutes les informations de l’onglet données d’entrée selon vos chiffres du début d’année. Ça peut prendre entre 30 minutes et plusieurs heures dépendamment si vous connaissez bien vos chiffres ou si vous avez des placements à 1000 plateformes différents !
  • Copier votre ligne 2018 de l’onglet « Détail résultat » de votre ancien fichier et le coller dans votre nouveau fichier.
    ATTENTION, il faut :
    • utiliser le collage spécial (clic droit) pour ne coller que les valeurs et pas les formules
    • vérifier que vous collez bien vos données sur les bonnes colonnes car d’une version à une autre j’ai parfois ajouté des colonnes pour améliorer le calculateur. 
  • Vérifier si vous aviez forcé des valeurs dans certaines colonnes de votre ancien fichier et les reproduire dans le nouveau (ex : « Grosse dépense prévu lors de l’épargne » ou « Dépenses supplémentaires pendant la retraite »….).

Voilà, vous avez votre donc votre bilan financière de 2019 :

  • colonne E « Réel versus planifié » : permettant de voir la différence entre le capital total que le fichier vous avait calculé pour la fin 2019 et la réalité à un instant précis (comme le 1er janvier)
  • colonne W et Z « Épargne réelle » : que vous devez rentrer manuellement et qui vous permet de voir si vous et votre conjoint avez bien économisé autant en 2019 que vous l’aviez prévu (et peut-être d’ajuster cette épargne prévisionnelle pour 2020)

Vous pouvez aussi voir, globalement, si vos actions/décisions de 2019 ont eu un impact sur votre objectif de retraite…. ou pas !

Et vous avez aussi planifié vos économies pour 2020, en espérant que tous se passe comme prévu, ou mieux encore.

BONNE ANNÉE 2020 !!!  

Nouveautés mai 2019

J’ai travaillé très fort pour faire tous les ajustements suivants (surtout pour le RREGOP)! Certaines améliorations étaient prévues, d’autres se sont ajoutés en cours de route. Je suis fière de ces nouveautés. Je pense que mon calculateur a encore pris une coche. Bonne lecture !

Correction indexation pension

Plusieurs personnes m’avaient indiqués que j’avais fais une erreur de copier-coller sur l’indexation de l’une des deux pensions. Merci de m’en avoir informé !
Comme j’ai de toute façon complètement modifié mes calculs de pension à cause de la prise en compte du RREGOP, cette erreur a disparue « naturellement ».

Correction retrait REER

Il y avait aussi une autre erreur, plus compliquée, sur les retraits des REER après 71 ans. En effet, le retrait au REER n’était pas bon dans le cas ou le minimum de retrait au FERR était n’était pas suffisant pour le besoin. Cette erreur est, elle aussi, corrigée.

Mon principal soucis étant de vous fournir un outil de qualité, n’hésitez surtout pas à m’informer si vous trouvez une erreur !

Ajout dernier paliers d’imposition

Dans la version précédente du calculateur, les 3e et 4e paliers d’imposition n’étaient pas pris en compte. C’est maintenant chose faite. Sont concernés par cet ajustement les personnes ayant plus de 87 575$ de revenus imposable INDIVIDUEL.

Correction du graphique

N’étant pas une pro des graphiques (je préfère largement les calculs mathématiques), il se peut que les miens ne soient pas parfaits. J’a quand même tenté d’ajuster et de corriger au mieux ce qu’on m’avait indiqué, comme par exemple, l’ajout à l’affichage des retraits minimum du FERR à 71 ans.

Crédit d’impôt en raison de l’âge (fédéral) complété

Qu’est-ce que le crédit d’impôt en raison de l’âge ? « Le crédit en raison de l’âge est un crédit d’impôt non remboursable, tant au fédéral qu’au Québec, qui vise à alléger le fardeau fiscal des personnes âgées ayant un faible ou moyen revenu » (source). C’est donc un crédit d’impôt qui s’applique pour les personnes de plus de 65 ans dépendamment de leur revenu.

Le crédit d’impôt en raison de l’âge au niveau fédéral était déjà pris en compte dans mon calculateur. Cependant, je ne prenais pas en compte l’abattement s’appliquant sur les contribuables québécois, tout simplement parce que le document sur lequel je m’étais basé (pourtant venant du gouvernement), n’était pas assez précis. L’un de mes lecteurs m’a pointé le guide fiscal de la CFFP (Chaire en fiscalité et en finances public) qui explique de manière très clair et avec exemples les différentes mesures fiscales.
En gros, il y a 16,5% de réduction sur le crédit d’impôt fédéral. Je vous invite à aller voir la partie du document de la CFFP expliquant le calcul si vous voulez plus de précisions. À noter tout de même que les chiffres du document concerne l’année d’imposition 2018 alors que dans mon calculateur j’ai mis ceux de 2019.

Ajout du crédit d’impôt en raison de l’âge (provincial)

Pourquoi, me direz-vous, j’avais pris en compte le crédit d’impôt en raison de l’âge au niveau fédéral mais non provincial ?
Il n’y a pas de raison particulière autre que j’ai eu bien du mal à trouver l’information (chiffres et modes de calcul) me permettant de rajouter cette particularité fiscale.
Bizarrement la fiscalité québécoise n’est pas aussi bien documentée sur le net que celle fédérale…
Mais maintenant que je connais le site de la CFFP, je n’ai plus d’excuses.
N’hésitez pas à aller lire les explications de ce crédit d’impôt dans le document (le même que pour le fédéral)

Modification du 28 mai 2019: contrairement au calcul du crédit d’impôt fédéral, celui provincial tiens compte du revenu familial et non individuel. J’ai donc ajouté un petite correction afin de le calculer correctement.

Ajout des revenus de location

Ça faisait un moment que je voulais rajouter cette possibilité mais je voulais avoir des précisions avant de le faire. Finalement, je suis restée très simple. Je demande juste votre revenu (brut) de location de l’année courante. Ce montant est ensuite rajouté au montant imposable familiale
Vous devez aussi définir l’indexation que vous vous attendez à avoir sur ces revenus de location.

Si vous avez des revenus de location, vous pourrez donc remplir le tableau suivant se trouvant dans l’onglet des données d’entrée:

Ajout d’un calculateur de rente du RREGOP

Et voici l’ajout majeur à mon calculateur. Majeur autant parce qu’il a été réclamé par beaucoup que par le nombre d’heures que j’ai passé à le mettre en place !

Le RREGOP est le Régime de Retraite des Employés du Gouvernement et des Organismes Public.
Je ne veux pas me lancer ici dans une explication exhaustive du RREGOP. Vous pourrez trouver tous les détails sur le site de Retraite Québec.
Je vais quand même essayer d’en extraire les données les plus importantes pour que vous compreniez au mieux mes calculs.

Tout d’abord, qu’est-ce que le RREGOP ?
« C’est le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics. Instauré le 1er juillet 1973, il s’adresse aux employés réguliers et occasionnels, à temps plein ou à temps partiel, de la fonction publique du Québec de même que des réseaux de l’éducation et de la santé et des services sociaux. » (source)

Voici 4 points importants:

  • Rente immédiate sans réduction à 61 ans (passera de 60 ans à 61 ans en juillet 2019)

Voici comment se calcul la rente de base sans réduction, c’est à dire pour une personne ayant cotisé jusqu’à 61 ou compter au moins 35 années de service reconnues pour l’admissibilité à une rente.

Notez que pour les critères d’admissibilité, je n’ai pris en compte que l’âge (et non les années de service) afin de simplifier les calculs.

  • Rente immédiate avec réduction à partir de 55 ans

Si la personne arrête de cotiser entre 55 et 61 ans et demande une rente immédiate, une pénalité de 6% (à partir de juillet 2020, anciennement 4%) par année s’appliquera sur le calcul de la rente de base.

  • La fin d’emploi avant l’admissibilité à une rente immédiate

La personne qui participe à l’un de ces régimes et qui cesse d’y participer dans tous ses emplois alors qu’elle a au moins 2 années de service pour l’admissibilité (à l’exclusion du service ajouté pour l’admissibilité) et alors qu’elle est âgée de moins de 55 ans, sans être admissible à une rente immédiate, a droit à une rente différée payable sans réduction à l’âge de 65 ans.

  • Coordination du RREGOP avec la Régie des Rentes du Québec

« Lorsque vous aurez 65 ans, votre régime de retraite tiendra compte du fait que vous recevrez une rente du RRQ, ce qui entraînera une diminution de votre rente du  RREGOP. C’est ce qu’on appelle la coordination avec le RRQ. Cette diminution sera appliquée à votre rente à compter du mois suivant votre 65e anniversaire, et ce, même si vous demandez votre rente du RRQ à 60 ans. » (source)

Comment intégrer votre rente du RREGOP au calculateur ?

Tout d’abord, afin d’avoir les chiffres les plus précis possibles, je vous conseille d’avoir en main votre dernier relevé de participation. Si vous n’avez pas de document, vous devrez estimer le nombre d’années travaillées, le % de travail et votre salaire annuel.

  • RREGOP (o/n)

Par défaut ce champ est à n (non). Si vous ne recevrez aucune rente, ou si vous recevez une rente différente de la RREGOP, vous devez le laisser avec cette valeur. Si vous cotisez au RREGOP, changez la valeur pour o (oui).
Les champs obligatoires pour l’une ou l’autre des situations se mettront en jaune dépendamment de ce choix

  • Année du dernier relevé de participation

C’est normal qu’il y ai quelque délai dans la réception de votre relevé. Mon chum vient de recevoir celui de 2017 !
Ce n’est pas un problème car l’année du document est pris en compte grâce à ce champs.

  • Service reconnu pour le calcul

Ce chiffre vous est indiqué dans votre relevé de participation. Il sert au calcul du montant de la rente.
Attention, il ne faut pas confondre avec le « Service reconnu pour l’admissibilité » qui sert quant à lui à définir si le 35 années de service est atteint pour avoir une rente sans réduction. Comme je l’ai précisé précédemment, je n’ai pris en compte que l’âge pour définir l’admissibilité et non les années de service. Au « pire », vous aurez une bonne surprise.
Le nombre d’années de service reconnu pour le calcul prend en compte le % des temps partiel. C’est pour ça que si vous n’avez pas travaillé toute votre vis à temps plein, ce chiffre sera inférieur à votre nombre d’années travaillées.
Par exemple, si vous avez travaillé 3 ans à 75% puis 5 ans à 100%, pour vos 8 ans de travail, votre nombre d’années de service reconnu pour le calcul sera de 7,25 (3*0,75+5*1)
Si vous n’avez pas ce chiffre précis car vous n’avez pas votre relevé de participation, vous pouvez estimer ce chiffre selon votre parcours.

  • % travail partiel

Ce champ permet d’estimer le calcul des années à venir pour calculer la rente.
Si vous prévoyez travailler à 85% pour le restant de vos années à cotiser, c’est ce que vous devrez indiquer.

  • Âge de début

Ici vous devrez indiquer l’âge à laquelle vous désirez recevoir votre rente. Ce n’est pas forcément l’âge que vous aurez quand vous attendrez la « retraite » selon les données que vous aurez mis au fichier. Par exemple, pour les personnes arrêtant de cotiser avant 55 ans, je vous recommanderai, si vous le pouvez, de ne commencer à récupérer votre rente qu’à 65 ans pour éviter les pénalités

  • Salaire annuel de base

Normalement, la rente est calculée sur la moyenne des 5 meilleures années. Cependant, j’ai décidé de faire le même calcul que l’estimation de la rente relatif aux informations du relevé de participation de Retraite Québec (source). Dans leur cas, ils prennent le salaire de l’année du relevé et ils supposent que ce salaire sera constant jusqu’à la retraite. Vous pouvez faire de même ou bien définir un salaire moyen qui correspondra plus à votre réalité.

  • Service pour le calcul de la rente à la date de fin d’emploi

Ce champ se calcule automatiquement selon le « service reconnu pour le calcul » que vous aurez indiqué plus haut, l’année du relevé de participation, l’année actuelle et le nombre d’année vous restant avant la fin de vos cotisation (E18 – Années avant retraite). Il tient aussi compte du % de travail partiel.

  • Montant pleine rente

Ce champs se calcul automatiquement.
C’est le montant de la rente sans pénalité, c’est à dire à 61 ans si vous avez travaillé jusqu’à au moins 55 ans ou à 65 ans si vous avez arrêté avant.
Attention, pour les personnes ayant arrêté de cotiser avant 55 ans, ce montant inclus déjà la déduction relatif à la coordination au RRQ. En effet, dans ce cas vu que la rente sans pénalité est à 65 ans et que la coordination avec le RRQ est aussi à 65, c’est à partir de ce montant déjà déduit qu’est basé l’indexation jusqu’au moment ou la personne touche sa rente (exemple de calcul).

  • Âge de début

Ça correspond à l’âge auquel vous voulez commencer à retirer la rente. Vous pouvez choisir de retarder l’âge afin de ne pas avoir de pénalité.

  • Montant rente indexée

Dans le cas d’une pension RREGOP, ce champ se calcule automatiquement selon les pénalités, s’il y a lieu, puis en calculant l’indexation.
Par contre, dans le cas d’une pension autre que le RREGOP, le montant de la rente prévu doit être défini manuellement.

  • Coordination RRQ 65 ans

Ce champ est ici à titre indicatif seulement. En effet, il sera automatiquement pris en compte soit directement dans le champ « Montant pleine rente » dans le cas d’un arrêt des cotisations avant 55 ans, soit dans l’onglet « Détails résultats » dans la colonne de la pension au 65 ans.

  • Indexation de la rente

C’est, selon moi, le chiffre le plus « hypothétique » de mon calcul du RREGOP. Le 0,8% correspond à la moyenne des 5 dernières années (source). On est malheureusement loin du 2% généralement établi de l’augmentation du coût de la vie. Vous pouvez définir l’indexation que vous pensez ici mais en règle général, mieux vaut être trop prudent que pas assez.

Voilà…. pour le moment !

Économie rime avec Écologie

Quand je parle un peu de notre projet dans mon entourage, les réactions les plus virulentes sont « Tu ne devrais pas te priver comme ça ! » et « On ne sait jamais ce qui peut arriver, on peut mourir demain, il faut profiter de la vie ! ».

Alors déjà d’une, je suis tout à fait consciente qu’un malheur peut arriver n’importe quand et ce que j’ai envie de dire c’est « Ben justement, pourquoi vous ne faites pas comme moi pour profiter au maximum de la vie tant qu’il est encore temps au lieu de travailler de 5 à 7 jusqu’à 65 ans ? ».

Enfin bon, bref, ça c’est une chose mais surtout l’autre c’est…. Quand est-ce que j’ai parlé de me priver ? Et c’est là, quand je leur assure que je ne me prive pas, qu’on dirait que plus personne ne me crois.

Alors peut-être que le fait de détester magasiner doit m’aider un peu (!), mais à bien y réfléchir, ce sont nos valeurs qui ont le plus d’impact sur notre épargne. Et la valeur qui a le plus d’impact dans la vie de tous les jour, c’est définitivement l’écologie.

Quel est le lien entre écologie et économie me direz vous ? Et bien dans notre famille, à bien y réfléchir, c’est tout simplement grâce à notre respect de l’environnement que ce projet de retraite précoce est accessible.  

Pour nous cette intention de prendre soin de notre planète de retrouve sous différentes formes.

1. Le gaspillage alimentaire

Quand j’étais petite, ma mère me disait toujours de penser aux enfants qui meurent de faim dans le monde quand je voulais jeter de la nourriture à la poubelle. C’est peut-être quelque chose d’un peu trop « brutal » à dire à un enfant. Cependant, je pense que l’objectif de ma mère a été atteint car j’essaie, encore aujourd’hui, de faire très attention au gaspillage alimentaire. Il ne faut pas se leurrer, il y a vraiment des millions de personnes qui meurent de faim dans le monde (source).
En avoir conscience peut grandement nous aider à faire attention au gaspillage alimentaire !

Mais voyons, les québécois ne gaspillent pas tant que ça, si ?

Selon la MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec), La quantité de nourriture jeté par année et par ménage est de……. 183 kg !!! (source).

C’est énorme ! Et si on parle d’un point de vue financier, ça représente plus de 1 000$ qui disparaissent…. dans la poubelle !

L’année passée, mon chum s’est « amusé » (perso, je ne l’aurais pas fait) à comptabiliser tous ce que nous jetions (parce que parfois on n’y coupe pas) en y mettant un coût. Il a évalué notre gaspillage alimentaire à environ 130$. C’est pas mal du tout, surtout sachant que nos 3 filles (de moins de 4 ans à ce moment là) sont excessivement  difficiles et que je pense que la majorité de notre gaspillage venait de là. Nous essayons toujours de manger leurs restes mais on se garde une petite gêne quand elles sont malades quand même, et c’est souvent malade des enfants de cet âge là.

Alors comment faire pour réduire le gaspillage alimentaire ?

Je n’ai pas vraiment de secret à vous fournir à part les évidences suivantes :

  • Faire une liste de repas pour la semaine et n’acheter que les ingrédients nécessaires à ces repas.
  • Éviter d’acheter des items « coup de tête » qui ne sont pas sur la liste.
  • Garder le frigo le plus « vide » possible (ce qui est caché dans le fond risque fort de finir à la poubelle).
  • Ne pas se fier au « meilleur avant » comme si la nourriture allait nous exploser à la figure à la fameuse date d’échéance. Il faut se fier à notre jugement (source)

Économie annuelle : 870$

2. Réduction de la viande

Je pense que vous avez tous entendu dire qu’une vache… ça pollue ! En plus de ses « émanations », il y a aussi le défrichage pour les élever et surtout pour leur fournir de la nourriture. Un seul kilogramme de boeuf génère 32,5 kg de CO2 contre, par exemple, 0,1 kg pour le soya.
Réduire sa consommation de viande, plus particulièrement de viande rouge (plus polluante), fait donc partie de la solution pour préserver ce qui peut encore l’être de la planète.

Selon l’étude dont parle le Devoir (source), les canadiens devraient réduire leur consommation de viande rouge de 85%, c’est à dire passer à un seul repas de viande par semaine.

Ça semble beaucoup mais ce changement n’a pas besoin de se faire d’un seul coup. Dans notre famille, la transition s’est faite tranquillement, sans presque s’en rendre compte. On n’était déjà pas de grand consommateur de viandes rouge mais on a augmenté la proportion de poulet et de tofu dans nos recettes. Personnellement, je n’ai pas beaucoup de mérite dans cette transition car ce n’est pas moi qui cuisine dans la famille. En plus, je n’aime pas trop les légumineuses, ce qui n’aide vraiment pas mon chum dans sa recherche de recettes végétariennes. Mais tranquillement pas vite nous avons trouvé des recettes « gagnantes » et maintenant, je pense qu’en moyenne on est pas mal rendu là, à un repas par semaine avec de la viande (principalement du poulet).

Ce choix de réduction de viande dans notre assiette a même un nom. Nous sommes des « flexitarien » !

Mais parlons budget. On ne va pas se le cacher, la viande, ça coûte cher (contrairement aux légumineuses).

Selon statistique canadien, la moyenne des dépenses par ménage en viandes achetés à l’épicerie était de 1 037$ en 2017 (source). La viande représenterait environ 19% dans le budget de l’épicerie.

Si nous revenons à mon budget personnel d’épicerie et de l’épargne induite par la réduction de la viande, je dirais que je n’ai pas calculé exactement quelle serait cette économie. Mais en faisant des calculs sommaire, je pense que nous pouvons facilement diviser par deux cette moyenne.

Économie annuelle : 520$

3. Les 3 R : réduction, réparation, réutilisation (ou récupération)

1. Réduction

«Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas» et le fameux : «En as-tu vraiment besoin ?» sont deux idées qui combattent très bien la surconsommation.
Nous avons un voisin qui sort, chaque semaine au moins 3 grosses poubelles de déchets. Nous avons même vu jusqu’à 8 poubelles (et ce n’était pas du stock de démolition) !! C’est quelque chose qui me choque profondément. En fait, on s’est même demandé comment nous pourrions sortir 8 poubelles si nous le voulions, nous n’arrivions même pas à trouver comment nous ferions ça !
Nous essayons de viser le 0 déchet mais nous en somme encore loin. Surtout avec encore 2 enfants aux couches (même si elles sont sur du lavable 80% du temps) et habitant une région ou il n’y a pas beaucoup d’épicerie de vrac.
Nous sommes aussi anti-bébelles, que ça vienne de Dollorama ou d’Apple (!). Donc nous évitons autant les bidules en plastique qui cassent dès qu’on souffle dessus que… l’obsolescence programmé.

2. Réparation

Chez nous, si quelque chose brise on va toujours chercher à le réparer. J’avoue que c’est très  pratique d’avoir un chum bricoleur. Et puis maintenant, plus besoin de faire venir des pros, on trouve toutes les explications de réparation sur youtube, par exemple repair clinic.

Par exemple le mois dernier, notre laveuse n’essorait plus et faisait un drôle de bruit. Sur internet, on a trouvé une vidéo qui nous indiquait « si le bruit fait xxxx, c’est tel problème ; si ça fait plutôt sssss, c’est tel autre » (véridique !!). Après l’achat d’une pièce de 120$ et une réparation de 5 minutes effectuée grâce à youtube, on a évité d’en acheter une neuve à 1 500$.

3. Réutilisation et récupération

Pourquoi acheter neuf quand on peut acheter usager (ou même ne pas acheter du tout) ?
Donc au lieu d’acheter du neuf, nous récupérons et réutilisons. Cette logique vaut autant pour le gros que le petit. Ça va de la maison à la voiture, des meubles aux vêtements….. Kijiji (et facebook) est notre ami. Encore une fois, ce sont des actions qui nous viennent naturellement car cela correspond à nos valeurs, dictés par le besoin de préserver autant que possible l’environnement.
Je vais prendre l’exemple du linge. L’année passée, j’ai acheté du linge (d’occasion) pour 141$. Si je l’avais acheté neuf, ça m’aurait certainement coûté environ 400$.

Il est difficile de calculer exactement les économies relatives à ces 3 R.  En effet, comment calculer ce qu’on n’achète pas ? Cependant, c’est évident que ça nous aide grandement à épargner. Pour les fins du calcul, je vais définir une économie annuelle de 1 000$ pour faire un chiffre rond même si je suis persuadé que c’est un économie sous-évaluée.

Economie annuelle : 1000$

4. La voiture

Saviez-vous que la voiture neuve la plus vendue au Québec en 2018 est la série F de Ford (source) ? Et qu’il y a deux autres camions dans le top 10 ?
J’avoue que ça me déprime. Ce n’est pas comme si nous avions besoin de réduire nos gaz à effet de serre et notre consommation de ressources naturelles, n’est-ce pas ?

Enfin bref, pour des écolos tels que nous, l’idéal ça serait de ne pas avoir de voiture, c’est vrai. Mais nous ne sommes pas parfait.
Ça  a l’air que quand on habite en banlieue, il faut absolument deux voitures et , en plus,  quand on a trois enfants, il en faut forcément une grosse…. Non ?

Pas forcément. Nous habitons Laval avec trois jeunes enfants et notre seule voiture est une Honda Fit. Et oui, trois sièges autos, ça rentre dans une Fit (plus le gros chien, la poussette double,… j’en passe et des meilleurs). Nous l’avons acheté d’occasion (bien sûr) pour 9 000$ (cash), il y a 6 ans , n’avons pas encore eu de réparation majeure à faire dessus et pensons la tenir encore quelques années (en fait, le plus longtemps possible).
Entretien annuel :  350$
Essence annuel (dont voyagement pour la job): 1 000$

Donc à date, notre voiture nous coûte 2 850$ par année.

Si on compare avec une famille qui aurait acheté une Dodge caravan neuve de 25 000$ et une Corolla à 9 000$, ça leur donnerai un coût de 11 300$ + 3 000$ (selon CAA québec mais sans les frais d’immatriculation et de permis qui sont les mêmes quelque soit la voiture).

Économie annuelle : 11 450$ (oui, c’est notre meilleur « coût » écologique !)

Résultats

Si nous mettons ensemble toutes ces économies induites par des choix de respect de l’environnement, l’économie annuelle monte à 13 840$ !
Attention, ce n’est pas seulement 13 840$ d’épargne supplémentaire, mais aussi autant de dépenses en moins.

Donc, si nous revenons à notre exemple d’Antoine et Marie que j’ai présentés dans ma vidéo de démo avec les chiffres suivants :

Selon mon fichier actuel (depuis les derniers correctifs sur le FERR), en 2080, ils auraient encore 213 760$.

Si maintenant Antoine et Marie deviennent d’un coup aussi écolo que nous, voici ce qui serait modifié dans mon fichier : 13 840$ d’épargne de plus et autant en moins pour les revenus nécessaires :

Le résultat en 2080 si on regarde en terme d’argent: plus de 5 millions (eh oui !!)

Si maintenant on regarde en terme de temps, Marie et Antoine pourraient travailler 9 ans moins longtemps pour arriver au même résultat qu’avant.

Alors ? Ça vous donne peut-être envie d’être plus écologique ? En tout cas votre portefeuille (et la planète) vous en remercierai !

Pas parfait

Je vous l’avoue, personnellement, je ne suis pas 100% écolo. Il y a des choix que je ne suis pas prête à faire. Les voyages en avions sont très polluants, mais je ne suis pas prête à m’en passer (surtout avec ma famille en France). Je ne suis pas non plus prête à me passer complètement de voiture. Mais ce dont j’ai le plus honte, je vous l’avoue, c’est que je n’arrive pas à me passer de nutella sur mes tranches de pain !!! Fichue huile de palme, mais pourquoi c’est trop bon !!!

Conclusion

Mais revenons aux supposés « sacrifices » nécessaire pour l’aboutissement d’un projet de retraite anticipée.
Je me suis interrogée: Qu’est-ce qui a changé dans notre vie depuis la « révélation » que la retraite précoce était possible ?
En fait, absolument rien ! (à part l’ouverture d’un compte Disnat)
Où sont les sacrifices contre lesquels on me met en garde ? Où sont les privations ? Je les cherche encore 

Donc dans notre famille, ce n’est pas notre quête de l’indépendance financière qui dicte notre manière de vivre, c’est notre manière de vivre, en lien avec nos valeurs, qui mène à l’indépendance financière.

Et vous ? Est-ce que vos valeurs vous aide ou vous nuise à l’attente de vos objectifs financier ?

Nouveautés mars 2019

Correction du FERR (colonne AO et AT)

Qu’est-ce que le FERR ?

Le FERR n’est qu’un véhicule d’épargne comme le REER et le CELI. Il est en quelque sorte le prolongement du REER. En effet, il faut savoir que votre REER doit être transféré dans un autre type de régime d’épargne au 31 décembre de l’année où vous atteignez 71 ans.
Donc, vous pouvez :
–  Soit sortir toute votre épargne de vos REER, mais  attention, dans ce cas là, la totalité du retrait est imposable…. Pas forcément une bonne idée !
– Soit transformer votre REER en « autre chose », et dans la majorité des cas, c’est le FERR qui est privilégié.
Vous pouvez en effet transférer une partie (avant 71 ans) ou la totalité (obligatoire à 71 ans) de votre REER dans un FERR sans payer d’impôt.
Le FERR a été conçu essentiellement pour fournir un revenu de retraite continu.

Voici comment un FERR fonctionne :

Transfert d’actifs : Le FERR ne peut recevoir que les transferts d’actifs provenant d’un REER ou d’un régime de pension enregistré ou d’un régime de participation différée aux bénéfices. Vous ne pouvez verser de cotisations à un FERR (sauf exceptions).

Épargne à l’abri de l’impôt : Comme le REER, le FERR est un instrument d’épargne à l’abri de l’impôt qui vous permet de prendre des décisions de placement. Avec le FERR, vous pouvez personnaliser entièrement une stratégie de placement en fonction de vos besoins financiers.

Retraits réguliers : Chaque année, vous devez retirer un montant minimal de votre FERR. Le retrait minimal correspond à un pourcentage des actifs de votre FERR, pourcentage qui augmente avec l’âge. Par exemple, le retrait minimal d’un FERR est de 5,28 % à 71 ans (la dernière année au cours de laquelle vous pouvez détenir un REER) et plafonne à 20 % à partir de 95 ans.

Tout comme pour les REER, les montants retirés d’un FERR sont imposables. Le FERR ne prévoit aucun retrait maximal.
Si vous décidez ensuite que vous préférez avoir une rente, il est possible de convertir l’épargne de votre FERR en rente à une date ultérieure.
Donc, le REER et le FERR permettent tous deux de faire croître les fonds qui s’y trouvent à l’abri des impôts et de faire des placements sous règlementation gouvernementale. Votre solde continue d’augmenter, jusqu’à ce que vous le retiriez. La différence fondamentale est qu’un REER est un régime d’épargne-retraite libre d’impôt utilisé pour investir en vue de votre retraite, alors que le FERR est un compte à l’abri des impôts qui vous permet de retirer un revenu lorsque vous êtes à la retraite.

Comment le FERR est-il tenu en compte dans le calculateur et quelle est la nouveauté ?

Mon outil de planification suit la règlementation qui indique que le REER doit être transféré dans un autre véhicule de placement à 71 ans. Par défaut, il le transfert dans un FERR et effectue les retraits minimaux obligatoires.
Le problème est que dans la version précédente de mon fichier j’utilisais les anciens pourcentages. Maintenant, j’ai corrigé le tir et je suis à jour. Ça ne change rien pour les personnes qui avait besoin de plus que le retrait minimum du FERR. Pour les autres, les pourcentages ont diminués, ce qui veut dire que vous pourrez garder votre capital un peu plus longtemps.

Ci-dessous vous voyez que mon fichier calcule automatiquement le retrait obligatoire du FERR à partir de 71 ans et selon la grille de pourcentage définie dans l’onglet « Données de calcul »

Ajout de la colonne « Surplus en phase de retraite » (colonne J)

J’ai ajouté cette colonne pour traiter les surplus en phase de retraite. Mon calculateur fait en sorte de ne retirer que le strict nécessaire mais il pourrait arriver que vos revenus « obligatoires » soient plus élevés que vos dépenses prévues.
Par exemple la somme de vos RRQ, PV et pension pourrait être plus élevée que vos dépenses. Que faire du surplus ?
Mon ancienne version du calculateur n’en faisait rien, comme si cette somme était totalement dépensée cette année-là…. ce qui peut être vrai….. mais pas toujours !

Donc quoi faire du surplus ? C’est une décision qui vous appartiens.
Un voyage ? Pourquoi pas. Dans ce cas vous pouvez mettre cette somme dans la colonne « Dépense supplémentaire pendant la retraite » (colonne H).
Par défaut cependant je traite maintenant ce surplus en le rajoutant à votre épargne. Comment ? D’abord je mets cette épargne en CELI (s’il reste des cotisations inutilisées), puis s’il n’y a plus de cotisations inutilisées de CELI, je la mets dans les comptes non enregistrés.  

Dans l’exemple ci-dessus, il y a 17 010$ en surplus. D’où vient ce chiffre ? Voici le calcul :
Besoin = « Revenu net nécessaire à la retraite » défini dans les « Données d’entrée » et indexé: 94 227$  + impôts de l’année précédente: 5 623$
Revenus = Pension Antoine: 18 651$ + RRQ: 54 652$ + PV: 27175 + Retrait minimum obligatoire du FERR d’Antoine: 16 382$
La différence entre le besoin et les revenus donne un surplus de 17 010$.
Comme les droits de cotisation de Marie et Antoine étaient suffisants, le calculateur place la moitié du surplus (8 505$) dans chacun de leur CELI.

Autre utilisation de la colonne Surplus en phase de retraite

Cette colonne peut aussi être utilisée en cas de rentrée d’argent « imprévu »  pendant la phase de retraite. Par exemple un héritage ou si vous décidez de vendre votre maison principale pour en acheter une plus petite. Vous aurez alors un montant qui, pour les fins de calcul, doit être le montant net d’impôt. Ce montant, ajouté manuellement dans la colonne J, se répartira automatiquement dans les CELI puis dans le compte non enregistré.

Voilà pour les premières nouveautés mais j’ai d’autres idées pour les prochaines !!
laissez-moi juste un peu de temps pour mettre tout ça en place

Nouveautés à venir :

  • Ajout de revenu de location
  • Ajout de calcul de RREGOP plus précis et automatisé
  • Analyse des autres formes de pensions
  • Réévaluation, si nécessaire et si réalisable ( !), de la fiscalité des comptes non-enregistrés

REER ou CELI, l’éternelle question

C’est souvent LA grande question qui se pose et je vais vous expliquer comment utiliser mon fichier pour essayer d’y répondre.

Cependant, il faut faire attention, la réponse peut parfois être « Ni l’un ni l’autre » !
Réexpliquons d’abord (brièvement) ce qu’est le REER et ce qu’est le CELI.

Le REER (Régime enregistré d’épargne-retraite)

Avantages :

  • Donne droit à un retour d’impôt
  • Réduit le revenu familial net et donc par conséquent peut augmenter certaines aides gouvernementale (ex : subventions pour les enfants)

Inconvénients :

  • Les retraits sont entièrement imposables

Le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt)

Avantages :

  • Capital accessible en tout temps
  • Les intérêts croissent à l’abri de l’impôt.

Inconvénients :

  • Ne donne droit à aucune récupération immédiate d’impôt au moment où on le place.
  • TROP accessible ? Si on n’est pas assez discipliné, notre épargne fondera comme neige au soleil face à nos envies immédiates.

J’entends souvent des gens qui me disent que ça doit être « le REER forcément puisque les rendements sont plus intéressants !». Hein ? Quoi ?
Il faut savoir que REER, comme CELI n’est qu’un véhicule fiscal, c’est-à-dire que je peux investir exactement dans les mêmes placements (obligation, actions…) avec un REER qu’avec un CELI. Mon 6% de rendement de S&P500 en REER me donnera le même 6% de rendement en CELI !

Peut-être que cette idée persiste parce qu’en général, les gens place le REER sur du long terme (donc plus risqué et donc avec un plus haut rendement) alors qu’ils placent leur CELI pour des projets à court terme (donc sur des placements moins risqués et donc moins rentables)…. Allez savoir !

Donc, si on revient à la question originale, REER ou CELI ?
Encore faut-il avoir de l’épargne à placer quelque part. En effet, le plus grand frein à l’épargne c’est nous-même. Tout le principe de l’épargne, spécialement celui en vue de la retraite est de « priver » notre MOI actuel pour « gâter » notre MOI future. Et ce n’est pas facile à digérer pour nous pauvres humains qui veulent tout, tout de suite. J’ai BESOIN de mon café Tim Horton à 2$ par jour et tant pis si, par ce choix, je devrais me contenter de pâtes après 70 ans !

Félicitation ! Vous avez réussi à épargner en arrêtant vos aller-retour chez Tim! Oh zut vous ne savez pas quoi faire…   REER ou CELI ?
Mmmm…. Ça dépend, avez-vous des dettes ?

Si vous avez rempli votre carte de crédit chargeant 20% de frais, n’allez pas placer votre argent dans un REER ! Tout est une question de taux mais chose certaine, essayer de vous débarrasser de vos dettes les plus coûteuses en premier lieu.
Par contre, si vous avez une hypothèque avec un taux de 4% alors que vous espérez 7% de vos rendements, ce n’est pas forcément nécessaire de rembourser votre hypothèque à tout allure

Bon, vous n’avez plus de dettes « coûteuses », alors REER ou CELI finalement ?
Si vous avez des enfants, REEE bien sûr !

En effet, quel placement peut vous garantir un 30% garantie la première année ? Si vous en connaissez, dites-le moi ! J’en connais un, c’est le REEE!
30% en subvention sur 2500$ par année et par enfant, c’est non négligeable. Je vous l’explique plus en détail dans l’en-tête « Cotisation REEE à récupérer » mais en gros vous pourrez récupérer vos cotisations à partir des 18 ans de votre enfant (qui récupèrera quant à lui les subventions et les intérêts). Donc, ce n’est effectivement pas instinctif mais oui, le REEE peut aussi être considéré comme une épargne en vue de la retraite ! (du moment que vous vouliez aider votre enfant pour ses études)

Bon, c’est fatigant à la fin, alors REER ou CELI ?
Je vous répondrai encore par une autre question : est-ce que vous avez un régime de REER collectif avec une participation de votre employeur ? C’est-à-dire, est-ce que si vous cotisez 2% de votre salaire brut dans votre REER collectif, votre employeur accote ce montant ? (Ou autre entente avec l’employeur)
Si oui, allez-y, maximisez cette partie-là dans le REER. C’est de l’argent « gratuit » que votre employeur vous offre, ne passez pas à côté.

On a une partie de réponse : REER à hauteur de ce que votre employeur cotise avec vous. Mais pour le reste, REER ou CELI ? 

En fait, ça dépend de votre revenu actuel versus votre revenu au moment du décaissement du REER :

  • Si revenu actuel > revenu retraite : REER
  • Si revenu actuel < revenu retraite : CELI
  • Si revenu actuel = revenu retraite : l’un ou l’autre

Ce choix est dû à la fiscalité de ces deux placements. En bref, si notre revenu actuel est plus important que notre revenu à la retraite, le retour d’impôt immédiat sera supérieur à l’impôt payé au décaissement. Au contraire, si notre revenu actuel est plus faible que notre revenu à la retraite, le retour d’impôt sera inférieur à l’impôt payé plus tard. Attention cependant, ces calculs sont vrais dans le cas où le retour d’impôt est épargné et non dépensé !! En effet, tout l’avantage du REER est l’effet de levier qu’il fournit. Si vous vous servez de tout votre retour d’impôt pour vous « gâter », peut-être devriez-vous plus envisager d’investir en CELI (sauf si vous vous « gâter » de toute manière).

Donc:

Crédit : L’épargne, un choix pour soi (Université du Québec)

Astuce sur le calculateur

Si on en revient à mon fichier, il faut savoir que dans mes calculs j’ajoute forcément le retour d’impôt du REER à l’épargne annuelle prévue. C’est important car cela veut dire que le montant de l’épargne annuelle renseignée dans les cases I6 et I7 des données d’entrée doit être votre épargne personnelle, sans tenir compte d’un éventuel retour d’impôt !

De plus, il est important de bien renseigner le tableau des droits de cotisations REER et CELI inutilisé. Ces informations vous sont fournies sur le site de l’ARC dans Mon dossier.

Ensuite, toujours pour le calcul du REER versus le CELI, il faut avoir indiqué votre salaire brut car il permettra d’évaluer vos futurs droits de cotisation REER.

Ensuite attention au % de droit de cotisation aux REER. Il est de 18% par défaut (colonne J11 et J12). Cependant, si vous avez une pension avec votre employeur ou même si votre employeur cotise à votre REER collectif, ce 18% sera réduit. Vérifiez le calcul fait par l’ARC sur vos cotisation REER selon votre revenu brut, ça vous donnera une idée. Par exemple pour mon conjoint qui a une pension de prof, j’ai calculé environ 5%.

C’est ensuite dans les hypothèses de calcul que vous pourrez « jouer » avec la partie de votre épargne annuelle mise en REER versus en CELI. Si vous laissez le 100% de défaut, ça ne veux pas dire que toute votre épargne va dans les REER, c’est juste que vous maximisez les REER à hauteur de vos droits de cotisation, le reste ira dans le CELI. Si vous réduisez ce pourcentage, c’est le minimum entre vos droits de cotisation et le X% de votre épargne, qui ira en REER.
Par exemple, si vous avez une épargne de 10 000$ et que vous définissez un « % REER » dans les hypothèses de calcul à 50%, 5 000$ iront en REER et 5 000$ iront en CELI (sauf si vos droits de cotisation ne vous le permettent pas).

J’espère avoir été assez clair et que ces astuces vont vous aider !!