REER ou CELI, l’éternelle question

C’est souvent LA grande question qui se pose et je vais vous expliquer comment utiliser mon fichier pour essayer d’y répondre.

Cependant, il faut faire attention, la réponse peut parfois être « Ni l’un ni l’autre » !
Réexpliquons d’abord (brièvement) ce qu’est le REER et ce qu’est le CELI.

Le REER (Régime enregistré d’épargne-retraite)

Avantages :

  • Donne droit à un retour d’impôt
  • Réduit le revenu familial net et donc par conséquent peut augmenter certaines aides gouvernementale (ex : subventions pour les enfants)

Inconvénients :

  • Les retraits sont entièrement imposables

Le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt)

Avantages :

  • Capital accessible en tout temps
  • Les intérêts croissent à l’abri de l’impôt.

Inconvénients :

  • Ne donne droit à aucune récupération immédiate d’impôt au moment où on le place.
  • TROP accessible ? Si on n’est pas assez discipliné, notre épargne fondera comme neige au soleil face à nos envies immédiates.

J’entends souvent des gens qui me disent que ça doit être « le REER forcément puisque les rendements sont plus intéressants !». Hein ? Quoi ?
Il faut savoir que REER, comme CELI n’est qu’un véhicule fiscal, c’est-à-dire que je peux investir exactement dans les mêmes placements (obligation, actions…) avec un REER qu’avec un CELI. Mon 6% de rendement de S&P500 en REER me donnera le même 6% de rendement en CELI !

Peut-être que cette idée persiste parce qu’en général, les gens place le REER sur du long terme (donc plus risqué et donc avec un plus haut rendement) alors qu’ils placent leur CELI pour des projets à court terme (donc sur des placements moins risqués et donc moins rentables)…. Allez savoir !

Donc, si on revient à la question originale, REER ou CELI ?
Encore faut-il avoir de l’épargne à placer quelque part. En effet, le plus grand frein à l’épargne c’est nous-même. Tout le principe de l’épargne, spécialement celui en vue de la retraite est de « priver » notre MOI actuel pour « gâter » notre MOI future. Et ce n’est pas facile à digérer pour nous pauvres humains qui veulent tout, tout de suite. J’ai BESOIN de mon café Tim Horton à 2$ par jour et tant pis si, par ce choix, je devrais me contenter de pâtes après 70 ans !

Félicitation ! Vous avez réussi à épargner en arrêtant vos aller-retour chez Tim! Oh zut vous ne savez pas quoi faire…   REER ou CELI ?
Mmmm…. Ça dépend, avez-vous des dettes ?

Si vous avez rempli votre carte de crédit chargeant 20% de frais, n’allez pas placer votre argent dans un REER ! Tout est une question de taux mais chose certaine, essayer de vous débarrasser de vos dettes les plus coûteuses en premier lieu.
Par contre, si vous avez une hypothèque avec un taux de 4% alors que vous espérez 7% de vos rendements, ce n’est pas forcément nécessaire de rembourser votre hypothèque à tout allure

Bon, vous n’avez plus de dettes « coûteuses », alors REER ou CELI finalement ?
Si vous avez des enfants, REEE bien sûr !

En effet, quel placement peut vous garantir un 30% garantie la première année ? Si vous en connaissez, dites-le moi ! J’en connais un, c’est le REEE!
30% en subvention sur 2500$ par année et par enfant, c’est non négligeable. Je vous l’explique plus en détail dans l’en-tête « Cotisation REEE à récupérer » mais en gros vous pourrez récupérer vos cotisations à partir des 18 ans de votre enfant (qui récupèrera quant à lui les subventions et les intérêts). Donc, ce n’est effectivement pas instinctif mais oui, le REEE peut aussi être considéré comme une épargne en vue de la retraite ! (du moment que vous vouliez aider votre enfant pour ses études)

Bon, c’est fatigant à la fin, alors REER ou CELI ?
Je vous répondrai encore par une autre question : est-ce que vous avez un régime de REER collectif avec une participation de votre employeur ? C’est-à-dire, est-ce que si vous cotisez 2% de votre salaire brut dans votre REER collectif, votre employeur accote ce montant ? (Ou autre entente avec l’employeur)
Si oui, allez-y, maximisez cette partie-là dans le REER. C’est de l’argent « gratuit » que votre employeur vous offre, ne passez pas à côté.

On a une partie de réponse : REER à hauteur de ce que votre employeur cotise avec vous. Mais pour le reste, REER ou CELI ? 

En fait, ça dépend de votre revenu actuel versus votre revenu au moment du décaissement du REER :

  • Si revenu actuel > revenu retraite : REER
  • Si revenu actuel < revenu retraite : CELI
  • Si revenu actuel = revenu retraite : l’un ou l’autre

Ce choix est dû à la fiscalité de ces deux placements. En bref, si notre revenu actuel est plus important que notre revenu à la retraite, le retour d’impôt immédiat sera supérieur à l’impôt payé au décaissement. Au contraire, si notre revenu actuel est plus faible que notre revenu à la retraite, le retour d’impôt sera inférieur à l’impôt payé plus tard. Attention cependant, ces calculs sont vrais dans le cas où le retour d’impôt est épargné et non dépensé !! En effet, tout l’avantage du REER est l’effet de levier qu’il fournit. Si vous vous servez de tout votre retour d’impôt pour vous « gâter », peut-être devriez-vous plus envisager d’investir en CELI (sauf si vous vous « gâter » de toute manière).

Donc:

Crédit : L’épargne, un choix pour soi (Université du Québec)

Astuce sur le calculateur

Si on en revient à mon fichier, il faut savoir que dans mes calculs j’ajoute forcément le retour d’impôt du REER à l’épargne annuelle prévue. C’est important car cela veut dire que le montant de l’épargne annuelle renseignée dans les cases I6 et I7 des données d’entrée doit être votre épargne personnelle, sans tenir compte d’un éventuel retour d’impôt !

De plus, il est important de bien renseigner le tableau des droits de cotisations REER et CELI inutilisé. Ces informations vous sont fournies sur le site de l’ARC dans Mon dossier.

Ensuite, toujours pour le calcul du REER versus le CELI, il faut avoir indiqué votre salaire brut car il permettra d’évaluer vos futurs droits de cotisation REER.

Ensuite attention au % de droit de cotisation aux REER. Il est de 18% par défaut (colonne J11 et J12). Cependant, si vous avez une pension avec votre employeur ou même si votre employeur cotise à votre REER collectif, ce 18% sera réduit. Vérifiez le calcul fait par l’ARC sur vos cotisation REER selon votre revenu brut, ça vous donnera une idée. Par exemple pour mon conjoint qui a une pension de prof, j’ai calculé environ 5%.

C’est ensuite dans les hypothèses de calcul que vous pourrez « jouer » avec la partie de votre épargne annuelle mise en REER versus en CELI. Si vous laissez le 100% de défaut, ça ne veux pas dire que toute votre épargne va dans les REER, c’est juste que vous maximisez les REER à hauteur de vos droits de cotisation, le reste ira dans le CELI. Si vous réduisez ce pourcentage, c’est le minimum entre vos droits de cotisation et le X% de votre épargne, qui ira en REER.
Par exemple, si vous avez une épargne de 10 000$ et que vous définissez un « % REER » dans les hypothèses de calcul à 50%, 5 000$ iront en REER et 5 000$ iront en CELI (sauf si vos droits de cotisation ne vous le permettent pas).

J’espère avoir été assez clair et que ces astuces vont vous aider !!

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